«Je ne sais pas de quoi ma journée sera faite»

Vincent Jarnigon

Vincent Jarnigon

Entré à Ouest France en 1996, Vincent Jarnigon était rubricard de justice, avant d’être nommé en septembre dernier rédacteur en chef à Lorient.

Interview par Sami Bruno Burkina Faso

Quel est votre emploi du temps de rédacteur en chef, après la conférence de rédaction du matin ?
Vincent Jarnigon : J’assure les plannings de mes confrères sur place, en jouant l’interface avec la rédaction à Rennes. Pour déterminer la place qu’on accorde à une information quelconque dans nos papiers. Toute la journée, je peux être sollicité par les élus locaux, les associations et les institutions pour discuter. J’ai régulièrement des réunions avec le service des ventes, mais aussi avec celui des publicités, pour faire le point sur le marché publicitaire. Je suis une espèce de tour de contrôle pour les informations qui arrivent à Lorient.


Selon vous, quel est le profil pour être un rédacteur en chef à Ouest France ?

V.J : Il n’ y a pas de profil type. Seulement il faut aimer son métier et les gens avec qui on travaille. Dans une antenne locale comme Lorient, le chef de la rédaction doit maîtriser tous les sujets. Mais c’est surtout grâce à ses confrères qu’il peut y arriver.

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre fonction ?
V.J : Il y a plusieurs choses. Nous faisons un métier passionnant. Moi, je commence mon travail le matin, mais je ne sais pas de quoi ma journée sera faite. Nous avons des invitations, mais il y a tout le reste. Je peux rencontrer le matin Nicolas Sarkozy, qui vient faire un point sur la pêche à Lorient. Et l’après midi, avoir une discussion avec une présidente d’association de broderie. Ces deux personnes ont pour moi la même importance. Et c’est cela le journal Ouest France : du national et de la commune.

Comment avez-vous commencé à Ouest France ?
V.J : J’ai commencé à la rédaction Ouest France de Vannes en 1996, près de Lorient, où je m’occupais des faits à la justice. Après cela, je suis allé à Bouziac, dans le centre de la Bretagne, où j’étais nommé chef d’agence. Et là bas j’ai tout fait, économie, justice, culture et sport. Et j’ai été à la rédaction de Dinan, où j’ai fait le même travail.

Ouest France étant le plus gros tirage français, avec 800.000 exemplaires, comment les tâches sont-elles reparties entre les journalistes ?
V.J : Chaque journaliste de la rédaction a un portefeuille. Mais ils sont d’abord des polyvalents. Nous avons un spécialiste de la pêche, on a un journaliste qui traite des faits de justice. Nous en avons qui s’occupent de la culture, de la course au large, du port de commerce. Parce que chacun a son réseau dans un domaine pour nous ramener des informations …

Comment se font les choix des sujets et le calibrage ?
V.J : Nous avons la tête de page qui porte le fait du jour. C’est ce qui va faire causer le lendemain dans les bistrots et en ville. Un exemple, il y a deux mois et demi, un pigeon se fait griller dans les transports électrique de la ville en provoquant une coupure d’électricité pour 80.000 personnes. Alors, nous avons contacté EDF pour savoir comment un petit oiseau pouvait couper l’électricité. Parce que cette explication nous la dévions aux lecteurs de Ouest France. Et c’est comme ça qu’on évolue.

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